Répondez à notre sondage

by Equipe ASV TV

Afin d’être les plus proches possible de vos attentes concernant nos diffusions, nous vous proposons un sondage vous permettant d’indiquer ce que vous souhaiteriez voir en direct sur notre antenne.

1/ Que souhaitez-vous voir sur notre antenne ?

View Results

Loading ... Loading ...

2 / Si vous avez répondu "Sports" à la première question, merci d'indiquer les sports qui vous intéressent :

View Results

Loading ... Loading ...

3/ Si vous avez répondu "Concerts" à la première question, merci de préciser quel type de concert :

View Results

Loading ... Loading ...

4/ Si vous avez répondu "Spectacles" à la première question, merci d'indiquer le type de spectacle qui vous intéressent :

View Results

Loading ... Loading ...

5/ Si vous avez répondu "Actualités" ou "Reportage" à la première question, merci d'indiquer les sujets qui vous intéressent :

View Results

Loading ... Loading ...

[Reportage] 50ième Salon du Bourget 2013

by Equipe ASV TV

A l’occasion du 50ième salon international de Paris-Le Bourget (2013), notre reporter F.Marsaly réalise une analyse des appareils présents ou non lors de ce meeting.

Reporter : F.MARSALY

Technique : F.DELPIERRE

Tournée le Jeudi 20 Juin 2013

[Reportage] Carrefour de l’Air 2013 – Le Bourget

by Equipe ASV TV

Pour la troisième année, le Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget a organisé le «Carrefour de l’air» du 29 au 31 Mars 2013, une manifestation qui rassemble les différents intervenants impliqués dans la préservation du patrimoine aéronautique. Une première journée est consacrée à différents colloques autour de cette thématique, la deuxième offre aux particuliers la possibilité de venir à la rencontre des associations, des musées dont les stands sont installés sous les ailes des deux Concorde que le Musée expose dans un hall dédié.
Clou de la manifestation, un Fly In d’avions anciens a eu lieu. Hélas, en raison d’une météo un peu difficile, seuls quatre avions ont réussi à atteindre les pistes de l’aéroport parisien. Mais quels avions ! Un chasseur P-51D « Mustang », un avion d’entraînement North American T-6, mais aussi un mythique DC-3 de l’association « France DC3«  et l’unique Curtiss Hawk 75, le seul de son espèce encore en état vol, vétéran de la Bataille de France de mai-juin 1940.

Venez à la rencontre de la commission histoire de la fédération française de vol à voile, la direction du patrimoine de la DGAC ou encore entendre Patrice « Marchi » Marchasson,l’heureux pilote du Curtiss Hawk 75. Malheureusement, suite à un problème technique, l’interview de Mr Gabriel Evêque, le pilote DC-3 présent lors de cette manifestation, n’a pu être enregistré avec une qualité sonore « audible ». Néanmoins, nous avons pu vous retranscrire celui-ci de façon textuel. Retrouvez cet interview dans l’article dédié ici.

L’équipe de l’ASV TV, présente sur place, vous propose cette manifestation sous forme de reportage et interviews enregistrés lors de celle-ci. Rappelons de plus que l’enregistrement fût réalisé dans les conditions du direct.

Au sommaire de cette vidéo :

– Du début à 4 min : Présentation générale du rassemblement

– De 4 min à 26 min : Arrivée des appareils sur Le Bourget

– De 26 min à 32 min : Interview de Mr Yves Meusburger (DGAC) sur le Patrimoine Aéronautique

– De 32 min à 39 min : Interview de Mr Jean Barnerias de la Commision Historique de la Fédération de Vol à Voile.

– De 39 min à 45 min : Interview du pilote du Curtiss Hawk 75, Mr Patrice Marchasson

– De 45 min à la fin : Départ des avions du Bourget

 

N’oubliez pas notre page Facebook (n’hésitez pas à laisser des commentaires ou remarques), notre compte Twitter (@asvtv) ou notre page Youtube.

Retrouvez également les différentes photos prises par l’équipe de l’ASV TV lors de ce rassemblement :

[nggallery id=7]

 

[Interview] Gabriel Evêque, Pilote de DC-3, Carrefour de l’Air 2013

by Equipe ASV TV

Un problème de son pendant l’enregistrement de l’interview de Gabriel Evêque dans le cockpit du DC-3 de l’association France DC3 nous empêche de le diffuser. Nous vous en proposons cependant la transcription précise ci-dessous. L’interview fût réalisée par Frédéric Marsaly :

Retour vers un rêve d’enfant avec Gabriel Evêque, pilote du DC-3

 DC-3 arrivé

Frédéric Marsaly : Mr Évêque, vous êtes donc le commandant de bord du DC-3 de l’association France DC-3. En quelques mots est ce que vous pouvez nous présenter l’avion et nous dire en quoi le DC-3 est un avion qui n’est pas comme les autres ?

Gabriel Evêque : On m’a déjà posé des milliers de fois la question. C’est un avion mythique à plus d’un titre, d’abord parce qu’il a marqué la transition dans le transport aérien entre ce qui existait avant et le transport moderne. C’est un avion, bien qu’il ait été construit il y a 70 ans, comporte tous les éléments que l’on retrouve sur les avions modernes, même l’A320. Ce n’est pas exagéré de faire une comparaison par rapport à ce qui existait à l’époque. C’est un avion qui a été construit suite à un programme qui a été déposé par les compagnies aériennes américaines. Il s’agissait ni plus ni moins d’aller d’une côte à l’autre. Donc il a fait son premier vol en 1935. Ensuite avec le succès qu’on connaît, il a été commandé partout. Puis, l’Amérique rentre en guerre en 1941. Donc on mobilise tous les avions civils pour les besoins militaires et l’US Air Force en commande massivement à Douglas. Au final il y a eu 12000 exemplaires construit. Ils ont été utilisés par l’US Air Force et la RAF un peu partout.

DSC_0198

FM : Ce qui explique après la guerre que tous ces avions se sont retrouvés sur le marché civil et ont permis le développement de l’aviation commerciale ?

GE : Ca a été l’ossature de toutes les compagnies aériennes après la guerre qui sont sorties des ruines. Donc ces avions ont été disponibles en grand nombre, pour pas chers. Ce qui fait qu’il est connu dans le monde entier soit par les militaires, soit par les civils qui les ont pilotés soit des gens qui étaient passagers. Il y a des générations qui ont été marqués par le DC-3

FM : Et pour vous M. Evêque, le DC-3 dans votre vie c’est ?

GE : Dans ma vie, ça a été le premier avion de transport que j’ai piloté parce qu’ensuite ça s’est arrêté à l’Airbus 330, donc j’ai piloté toute une gamme d’avion en 30 ans. Mais celui-là ça a été le premier, ça a été mon premier avion sur lequel j’ai été commandant de bord avec des passagers derrière, donc ça ne s’oublie pas ça. J’avais 28 ans à l’époque.

FM : Et donc cet avion vous a laissé de tels souvenirs qu’une fois la retraite arrivée on replonge en enfance ?

GE : Tout à fait, ça a été un moment de ma carrière, et ensuite j’ai eu la chance de connaitre toute une équipe de fanas de cet avion, pas forcément des pilotes d’ailleurs, qui se sont joints à moi pour qu’on le restaure parce qu’il était promis à la ferraille. A l’heure actuelle, si on n’avait rien fait, il aurait été détruit. Ça aurait été très dommage.

FM : Aujourd’hui, avoir maintenu un DC-3 en état vol en France, dans un monde moderne, c’est plus qu’un challenge, c’est un défi ?

GE : On va dire ça comme ça. C’est un défi. Il a fallu d’abord, beaucoup d’énergie et puis ensuite se faire reconnaître. Se faire reconnaitre des pouvoir publics par notre compétence et je pense que c’est chose faite maintenant. Donc on est reconnu par la DGAC, auprès d’Air France, il faut dire que toute l’équipe, ce sont des anciens, ce sont tous des professionnels et on vient tous de compagnies aériennes, notamment d’Air France, mais pas seulement, et ça c’est un gage de sérieux.

DSC_0188

FM : Tous ces gens viennent d’Air France et cet avion porte une décoration qui est celle d’Air France des années 50, il n’y a pas de hasard ?

GE : On est très fier de porter le maillot d’Air France, de véhiculer son image à droite et à gauche, c’est un beau cadeau qu’Air France nous fait, de nous donner sa confiance.

FM : Donc, vous avez un partenariat avec la compagnie aérienne ?

GE : On ne va pas appeler ça comme ça, mais dire à quelle hauteur se situe le partenariat. C’est surtout qu’Air France met à notre disposition son potentiel et nous affrète, dans la mesure de ses besoins pour véhiculer l’image. Ça consiste à amener l’avion pour des manifestations à l’étranger ou en France.

FM : Mais cet avion, en particulier, a une histoire elle-même particulière, c’est-à-dire qu’il a participé aux opérations du 6 juin 44, qui a participé au pont aérien de Berlin donc qui a une décoration civile alors qu’il aurait été aussi simple d’avoir une décoration militaire. Il y a donc vraiment un choix quelque part.

GE : Ca a commencé effectivement comme ça, avec des décorations militaires, notamment avec les groupes qui se sont illustrés pendant la guerre d’Indochine. Cet avion, si vous voulez, au début, a porté les couleurs des différents groupes qui ont opéré notamment à Dien Bien Phu, mais bon, il est quand même préférable d’avoir un partenaire comme Air France que l’armée de l’Air d’aujourd’hui qui a bien d’autres priorités. Donc il a fallu faire des choix, je pense que le choix il a été vite fait, ça ne veut pas dire qu’on n’a pas une pensée particulière pour l’armée de l’Air, ça c’est certain mais il fallait que cet avion vive et là il n’y avait pas le choix.

FM : Donc cet avion vit, il est même très très vivant puisqu’on le voit régulièrement dans les meetings aériens partout en France. Vous faites combien d’heures de vol avec lui chaque année ?

GE : C’est très variable, il y a deux ans on a fait 150 heures de vol ce qui est énorme car Air France nous avait affrété pour aller au Sénégal et un peu à l’étranger, et avec la crise les civils qui organisent les meetings aériens hésitent à nous faire traverser la France et nous inviter car c’est un avion qui coûte cher et du coup l’an dernier on n’a fait que 36 heures et je crains que cette année on ne fasse guère plus.

FM : Est-ce qu’on aura le plaisir de vous voir au Meeting aérien de la Ferté-Alais ou au Salon Bourget cette année ?

DSC_6470

GE : Au Bourget oui. A la Ferté-Alais, on n’est pas invité cette année, mais peut-être que le thème de la manifestation, du meeting, ne s’y prête pas.

FM : Mais on vous verra au Salon du Bourget, ça veut dire que vous allez voler pendant le salon ou juste le dernier weekend ?

GE : On va voler deux fois par jour, avant l’ouverture des présentations en vol et une fois à la fin mais on va voler pour Air France.

FM : Vous allez donc faire de l’incentive pour l’entreprise et emmener quelques VIP pour découvrir les joies de l’aviation telles qu’on ne les connaît plus ?

GE : Tout à fait.

FM : Merci de nous avoir accueillis à bord de votre avion et rendez-vous en Juin ici même !